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Le drive Fermier

Le Drive fermier, dégustation sous scellés

Pourquoi mettre en place un drive fermier ne suffit pas à engager ses collaborateurs ? 

Installer un drive fermier dans son entreprise est déjà une action concrète : cela facilite l’accès aux produits locaux et peut renforcer le lien entre les collaborateurs, les producteurs et le territoire. Mais mettre un service à disposition ne garantit ni qu’il sera connu, ni qu’il sera compris… ni qu’il sera utilisé.

Pour engager réellement les collaborateurs autour d’un drive fermier, il faut donc aller plus loin : rendre le dispositif visible, lever les freins, faciliter un premier essai, donner envie de découvrir les produits et permettre à chacun de comprendre la démarche qui se trouve derrière.

Comment passer d’un service proposé aux collaborateurs à une action réellement appropriée et engageante ?

Commençons par la réponse la plus concrète.

Pour favoriser l’adoption d’un drive fermier, quatre leviers peuvent être activés dès son lancement.

1. Faire connaître clairement le service

Comment fonctionne-t-il ? Quand commander ? Quels produits sont proposés ? Où récupérer sa commande ? Qui sont les producteurs ?

Plus le fonctionnement est concret et visible, plus il est facile pour un collaborateur de se projeter et de tester le service.

2. Lever les freins et faciliter le premier essai

Prix, choix des produits, fréquence de commande, récupération sur le lieu de travail… Un nouveau service vient se confronter à des habitudes déjà installées et à des représentations parfois éloignées de l’offre réelle.

Le premier objectif n’est donc pas nécessairement de convaincre immédiatement, mais de rendre l’essai simple, rassurant et attractif.

3. Donner un visage aux producteurs et raconter le territoire

Qui produit ? Où ? Avec quel savoir-faire ? Qu’est-ce qui rend ce produit ou cette exploitation particulière ?

Mettre des visages, des histoires et un territoire derrière les produits permet de transformer une simple offre de courses en une démarche incarnée.

4. Relier le drive à la stratégie RSE de l’entreprise

Pourquoi votre entreprise met-elle ce dispositif en place ? Pour soutenir l’économie locale ? Faciliter l’accès à certains produits ? Renforcer son ancrage territorial ? Sensibiliser à l’alimentation durable ?

Un collaborateur peut utiliser un drive sans avoir compris pourquoi son entreprise l’a installé. L’usage et l’appropriation ne sont pas synonymes.

Ces quatre leviers donnent une direction. Mais pour comprendre pourquoi ils sont nécessaires, revenons au point de départ : le drive fermier répond-il réellement à une attente des collaborateurs ?

L’intérêt pour les produits locaux existe déjà. Encore faut-il faciliter leur accès.

En Île-de-France, derrière l’image d’une région très urbanisée, 47 % du territoire est consacré à l’agriculture et la région compte plus de 4 000 exploitations agricoles. Cette agriculture côtoie parfois directement de grands pôles économiques et universitaires.

C’est particulièrement visible sur le plateau de Saclay. À une vingtaine de kilomètres de Paris, ce territoire connu pour ses universités, ses laboratoires et ses entreprises technologiques abrite également plus de 2 000 hectares de terres agricoles parmi les plus fertiles d’Île-de-France.

Et l’intérêt pour le local y est bien réel. Une enquête menée par Terre & Cité auprès de 3 023 personnes sur Paris-Saclay montre que 83 % des répondants souhaitaient consommer davantage de produits locaux. Surtout, 41 % souhaitaient pouvoir en trouver directement sur leur lieu de travail ou d’études, et 56 % à proximité.

Autrement dit : l’envie existe, les producteurs sont là et le lieu de travail peut devenir un point de rencontre entre les deux.

Cette question prend aussi une autre dimension lorsqu’on regarde le renouvellement des générations agricoles : selon INRAE, la moitié des agriculteurs et agricultrices présents en France en 2020 partiront à la retraite d’ici 2030, alors qu’on compte aujourd’hui seulement une installation pour deux à trois départs.

Nous connaissons parfois mieux les spécialités du territoire où nous partons en vacances que celles du territoire sur lequel nous travaillons toute l’année.

Un drive fermier peut donc être bien plus qu’un point de retrait : il peut devenir une porte d’entrée vers les producteurs, les savoir-faire et le territoire qui entourent l’entreprise.

Mais c’est précisément là que se situe le piège : une action peut avoir du sens, répondre à une attente et pourtant rester peu utilisée. Autrement dit, la pertinence du dispositif ne garantit pas son adoption.

Plaçons-nous quelques minutes devant la machine à café.

Votre drive vient d’être lancé. Que pourrait-on entendre ?

« Un drive fermier ? Je ne savais même pas qu’on en avait un. »

« Le local, c’est quand même beaucoup plus cher, non ? »

« C’est comme une AMAP ? Je dois prendre un panier imposé ? »

« Je fais déjà mes courses ailleurs. »

« Ça se récupère quand ? »

Ces phrases n’indiquent pas nécessairement un manque d’intérêt pour l’alimentation locale. Elles révèlent surtout les frictions qui existent entre une bonne idée et son adoption.

1. Encore faut-il que le service soit visible

Une annonce dans une newsletter interne ou un message au moment du lancement ne garantit pas que les collaborateurs connaissent réellement le service quelques semaines plus tard.

Avant de chercher à engager, il faut déjà rendre le dispositif visible, simple à comprendre et facile à retrouver dans le temps.

2. Le prix : une perception qui peut freiner le premier essai

« Le local, c’est forcément plus cher. »

Avant même d’avoir ouvert le catalogue ou regardé les produits proposés, cette perception peut suffire à détourner certains collaborateurs du service.

Pourtant, il n’existe pas une règle simple selon laquelle acheter local serait systématiquement plus cher. Les écarts dépendent des produits, des filières, de la saison, du mode de production et du circuit de distribution.

L’enquête de Terre & Cité montre d’ailleurs que 90 % des répondants se disaient prêts à consacrer du temps et/ou davantage d’argent pour consommer local. Cela ne signifie pas que le prix n’est pas un frein. Cela montre surtout que l’arbitrage dépend aussi de la valeur que les consommateurs accordent au produit, à son origine et à sa facilité d’accès.

Le véritable enjeu n’est donc pas de promettre que votre drive sera moins cher que le supermarché. Il est d’éviter que les collaborateurs se fassent une idée du prix avant même d’avoir découvert l’offre.

Montrer quelques produits, communiquer des exemples de paniers ou expliquer ce qui se cache derrière le prix permet de passer d’une représentation abstraite à une comparaison réelle.

3. Les représentations sur le fonctionnement

« Drive fermier = AMAP = panier imposé = moins de choix. »

Certains collaborateurs peuvent associer entre eux différents modèles de circuits courts alors que leur fonctionnement peut être très différent. Selon le dispositif proposé, il est par exemple possible de choisir directement ses produits et les quantités souhaitées.

Le premier enjeu est donc parfois simplement d’expliquer clairement comment fonctionne l’offre : choix des produits, fréquence, commande, paiement et retrait.

4. Les habitudes déjà installées

Faire ses courses relève généralement d’une organisation personnelle bien rodée : un magasin habituel, un marché, un jour défini, une organisation familiale.

Le lieu de travail n’est pas nécessairement le premier endroit auquel on pense lorsqu’on doit remplir son réfrigérateur.

Même un service pratique doit donc réussir à trouver sa place dans une routine existante. Le lancement doit donner une bonne raison d’essayer une première fois, puis rendre l’usage suffisamment simple pour donner envie de recommencer.

5. Le discours moralisateur

« Il faut manger local. »

« Il faut soutenir les producteurs. »

« Il faudrait changer nos habitudes. »

Même lorsqu’ils partent d’une bonne intention, ces messages peuvent rapidement être vécus comme des injonctions.

Une présentation peut expliquer pourquoi une démarche est intéressante. Mais expliquer ne suffit pas nécessairement à donner envie de modifier une habitude.

Et si, plutôt que de commencer par dire aux collaborateurs ce qu’ils devraient faire, on commençait par leur donner envie de découvrir ?

Ces cinq freins ont un point commun : ils apparaissent lorsqu’on passe trop vite de « nous avons mis en place le service » à « les collaborateurs vont l’utiliser ». Entre les deux, il manque plusieurs étapes d’appropriation.

Les 6 étapes de l’appropriation d’une action RSE selon Fantastiko

Chez Fantastiko, nous regardons une action RSE comme un parcours en six étapes :

Mettre à disposition → Faire connaître → Faire comprendre → Donner envie → Faire vivre → Engager

Mettre à disposition

Le dispositif existe et il est facilement accessible.

Faire connaître

Les collaborateurs savent qu’il existe et comprennent comment l’utiliser.

Faire comprendre

Ils comprennent pourquoi l’entreprise a choisi de le mettre en place, qui sont les acteurs concernés et à quels enjeux il répond.

Donner envie

Le dispositif suscite suffisamment de curiosité pour provoquer un premier essai.

Faire vivre

Des moments de découverte, de rencontre ou d’expérience permettent de donner du sens à l’action.

Engager

Le collaborateur utilise le dispositif, en parle, le recommande ou souhaite aller plus loin.

Mettre un drive à disposition des collaborateurs n’est donc que la première étape. Pour qu’il prenne réellement sa place dans l’entreprise, il faut construire les étapes suivantes.

Parmi elles, l’une est souvent sous-estimée : donner envie. Car on peut parfaitement comprendre l’intérêt d’une démarche sans pour autant avoir envie de changer une habitude.

Avant de convaincre, commencez par donner envie

Imaginons une expérience.

Je pose devant vous deux fromages.

Le premier est un Roquefort.

Le second est une Tomme des Éleveurs du Rougier.

Puis je vous raconte son histoire.

Cette tomme est née d’un collectif d’éleveurs de brebis du Rougier qui ont souhaité reprendre davantage la main sur la valorisation de leur lait. Commercialisée depuis 2022, elle a remporté une médaille d’or au Mondial du Fromage de Tours en 2023.

Maintenant que vous connaissez son histoire : lequel avez-vous envie de goûter ?

Le produit n’a pas changé.

Ce qui a changé, c’est peut-être le regard que vous portez sur lui.

Parce qu’un produit n’est plus seulement un produit lorsque l’on connaît les femmes, les hommes, le savoir-faire et le territoire qui se trouvent derrière.

Et c’est précisément tout ce qu’un drive fermier peut permettre de raconter.

Cette mécanique — découvrir, raconter, goûter, échanger — peut être transposée au lancement d’un drive fermier. C’est sur cette logique que reposent les formats que nous avons développés chez Fantastiko.

Deux formats pour faire vivre votre drive fermier

C’est précisément autour de ces constats que Fantastiko a développé deux formats ludiques et gourmands autour de l’alimentation locale et du territoire.

Dégustation sous Scellés

Un escape game gourmand où les équipes résolvent des énigmes pour ouvrir un coffre rempli de produits locaux. Les mini-jeux permettent de découvrir les producteurs, l’agriculture, les produits et les particularités du territoire avant de passer à la dégustation.

Terroir en prime time

Un jeu TV grandeur nature à la sauce locale. Les collaborateurs s’affrontent autour de questions, défis et dégustations construits à partir des spécialités, producteurs et savoir-faire de leur territoire.

Ces deux formats peuvent être personnalisés selon votre implantation, les producteurs partenaires de votre drive et les messages que vous souhaitez faire passer.

Nous les avons notamment déployés auprès des équipes de Pierre Fabre pour créer un moment collectif autour de l’alimentation locale et du territoire, sans transformer la sensibilisation en conférence descendante.

L’objectif n’est pas de remplacer votre drive fermier. Au contraire : il s’agit de lui donner un lancement, une histoire et une expérience qui donnent envie aux collaborateurs de découvrir ce qui se cache derrière.

Et ce raisonnement dépasse largement le seul sujet de l’alimentation locale. Il pose une question plus générale : comment faire vivre les actions RSE que l’entreprise a déjà mises en place ?

Et si vos actions RSE avaient surtout besoin d’être davantage vécues ?

Un drive fermier peut être une excellente initiative.

Mais comme beaucoup d’actions RSE, sa simple existence ne garantit pas son appropriation.

Le véritable enjeu n’est peut-être pas toujours de créer davantage d’actions. Il est parfois de mieux faire connaître, comprendre et vivre celles qui existent déjà.

Drive fermier, mobilité durable, biodiversité, stratégie climat, rapport RSE… la même question se pose :

Vos collaborateurs connaissent-ils réellement tout ce que votre entreprise fait déjà ?

Avant de chercher la prochaine action à lancer, il peut être utile de commencer par faire vivre celles qui sont déjà là.

Dégustation sous Scellés et Terroir en prime time : deux formats Ferm’idables pour accompagner le lancement de votre drive fermier et faire découvrir à vos collaborateurs les producteurs, les produits et le territoire qui se cachent derrière.

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Sources principales

Terre & Cité — Enquête « Manger local à Paris-Saclay »

INRAE — Renouveler les générations en agriculture

Région Île-de-France — Chiffres clés de l’agriculture francilienne

INRAE / Plateau de Saclay — Dynamiques agricoles du territoire

Adefpat — Les Éleveurs du Rougier

FAQ — Drive fermier Fantastiko
Drive fermier

Vos questions sur le drive fermier

Tout ce qu’il faut savoir pour comprendre le service, son lancement et l’accompagnement Fantastiko.

Un service qui permet aux collaborateurs de commander et récupérer des produits locaux directement sur leur lieu de travail, en lien direct avec des producteurs du territoire.

  • Mettre à disposition
  • Faire connaître
  • Faire comprendre
  • Donner envie
  • Faire vivre
  • Engager

Deux formats ludiques : Dégustation sous Scellés, un escape game gourmand avec dégustation de produits locaux, et Terroir en Prime Time, un jeu TV grandeur nature autour des spécialités du territoire.

Non, ils l’accompagnent : l’objectif est de donner un lancement, une histoire et une expérience qui donnent envie aux collaborateurs de découvrir ce qui se cache derrière le service.

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